Alger la Blanche

Condition de la femme algérienne : Nuptialité et condition de la femme au Maghreb

La nuptialité dans les pays du Maghreb met en relief la contradiction naît de la volonté de modernisation des différents États avec la volonté de se concilier les forces conservatrices de la société (La femme algérienne se retrouve donc piégée).

Ils sont pris en tenaille entre la nécessité de faire dans leur législation une place de plus en plus grande au droit positif et la nécessité de l’application du droit musulman affirmation de leur islamité pour contrer le développement des courants islamistes extrémistes. Qu'en est-il de la condition de la femme algérienne dans ce cas?

Ces courants et les milieux conservateurs considèrent que la polygamie, la répudiation et le tutorat matrimonial font partie intégrante de la religion musulmane. À l’exception de la Tunisie, les différents États du Maghreb ont choisi de prendre des dispositions législatives et juridiques qui atténuent sans les éliminer des pratiques jugées d’un autre âge par une frange minoritaire mais influente de leur population respective.

Le travail de recherche s’appuiera sur les statistiques de la nuptialité des différents pays pour détecter les modifications intervenues dans la société en les mettant en parallèle avec les dispositifs législatifs et juridiques. Il s’agit d’analyser les influences réciproques entre les transformations dans la société révélées par les statistiques et les dispositifs législatifs existant (entravant ou favorisant les transformations détectées). Le travail d’analyse s’évertuera à mettre en évidence les tensions qui peuvent naître d’une telle situation. Ces tensions peuvent être d’ordre politique (Algérie par exemple autour du code de la famille) ou alors d’ordre inter générationnels (problème que pose le contrôle des jeunes couples et la sexualité des jeunes femmes célibataires par le groupe familial dans tous les pays du Maghreb).

Ce travail a été largement engagé en ce qui concerne l’Algérie, avec la profondeur historique que permet l’existence de données statistique sur la nuptialité fournis par la statistique générale de l’Algérie depuis 1875. Un professeur de la faculté de droit de Douai, Nouredine Sadi, est chargé de la mise en forme des aspects juridiques et législatifs du travail. Sa publication interviendra probablement au courant de l’année prochaine. Dans les prochains mois un travail similaire doit être réalisé pour le Maroc et la Tunisie et probablement la Libye et la Mauritanie. Le travail statistique sera complété par un travail cartographique (au niveau des unités territoriales équivalentes aux départements français) pour mettre en évidence les aspects régionaux susceptibles de révélées un certain nombre de similarité (division Nord-Sud, régions frontalières, etc.).

L’ambition dans la réalisation du même travail pour les différents pays du Maghreb, est dans une jonction avec les travaux qui sont réalisés dans le même domaine concernant les pays du Machrek avec l’espoir au bout du compte d’arriver à une véritable histoire du mariage dans les pays musulmans ; naturellement cette histoire du mariage sera faite en prenant en considération les problèmes vécus par les sociétés considérées et les politiques des états des différents pays en relation avec le statut de la femme dans ces sociétés. Inutile de préciser que c’est un travail de longue haleine, c’est pourquoi le regroupement et le traitement les données statistiques concernant la nuptialité des différents pays, ainsi que les problèmes juridiques liés à la nuptialité peuvent constituer un objectif intermédiaire raisonnable.

Par KATEB KAMEL


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