Alger la Blanche

Politiques d'immigration

La venue et l'installation de ressortissants étrangers sur le territoire national peut avoir un impact social et économique variable qui dépend de nombreux facteurs dont le profil des immigrants, la situation économique du pays d'accueil, la composition de la population de ce pays en termes ethniques et culturels, etc.

L'immigration est globalement perçue comme positive lorsque le pays connaît une phase de croissance économique. Elle offre un apport de main d'œuvre nécessaire pour soutenir cette économie. Elle est d'autant mieux acceptée que les immigrants sont qualifiés car elle représente alors un apport de savoir-faire. À titre d'exemple, les États-Unis d'Amérique ont depuis longtemps encouragé ce type d'immigration qui est vécue par certains pays qui voient leurs plus éminents savants ou chercheurs partir à la recherche de conditions de vie ou de travail plus favorable comme une véritable « fuite des cerveaux » (c'est le phénomène du brain drain).
D'un point de vue culturel, l'immigration peut également être perçue comme un enrichissement. La rencontre de cultures et de traditions diverses est alors vécue comme un gage d'ouverture d'esprit et un vivier de créativité artistique. Les nouveaux arrivants sont souvent d'autant mieux acceptés que la population du pays d'accueil est cosmopolite.

Les flux migratoires entrants sont en revanche parfois perçus comme mettant en danger l'équilibre interne de la nation. Ce sentiment est d'autant plus exacerbé que la situation économique est difficile ou que la population est ethniquement homogène. Les immigrants sont alors vu comme des menaces pesant sur le marché du travail (à cause des emplois qu'ils pourraient obtenir au détriment des ressortissant nationaux), sur la culture (à travers la question de l'assimilation ou de l'intégration) voire sur la sécurité (risque de repli identitaire et de création de ghettos). Dans ce cas, on peut voir apparaître une certaine xénophobie.

Afin de trouver un équilibre optimum entre ces différents aspects, la plupart des États cherchent à contrôler l'immigration. Ce contrôle peut prendre plusieurs formes, la plus fréquente d'entre elles étant le système dit de « quotas » : le pays d'accueil détermine le nombre d'immigrants qu'il souhaite accueillir ainsi que la composition de cette immigration, soit en termes de pays d'origine, soit en termes de profil des immigrés. En 2005, le ministre de l'intérieur de la France, Nicolas Sarkozy, parlait à ce sujet de passer d'une « immigration subie » à une « immigration choisie » 1.

La maîtrise de l'immigration se fait également à travers les modalités d'attribution de la nationalité. Certains pays favorisant une politique souple accordant la nationalité à toute personne née sur le territoire national, on parle alors de « droit du sol ». A contrario, certaines nations préfèrent une politique plus contrôlée n'accordant la nationalité que si les parents sont eux-même originaire du pays, c'est le « droit du sang ».

Outre cette obtention de la nationalité par la naissance (qui ne concerne donc que les enfants d'immigrés, parfois désignés par la locution « immigré de deuxième génération »), il est possible de postuler à l'attribution de la nationalité selon des modalités qui varient en fonction des pays. L'une des solutions est d'obtenir le statut de réfugié politique attribué à des personnes dont on considère qu'elles ne peuvent rester ou retourner dans leur pays car elles y seraient victimes de discrimination pour des raisons politiques. La restriction des libertés dans l'ancien bloc de l'Est pendant la guerre froide a occasionné un important afflux de réfugiés politiques vers les pays d'Europe de l'Ouest.

Source : Wikipedia

Lire le dossier sur l'Immigration


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