Alger la Blanche

Liberté Algérie : Nous payons pour notre liberté

Nous payons pour ne pas brader notre ligne éditoriale. Nous payons pour que la liberté d’expression en Algérie reste intacte. Nous payons pour permettre aux confrères injustement suspendus d’exister à travers nos colonnes (source : Liberté Algerie).

Bouteflika et Ouyahia ont voulu nous faire taire sous le couvert d’arguments fallacieux. Ils ont voulu nous faire taire en actionnant les imprimerie d’État, en violation du droit. Ces imprimeries nous ont réclamé le règlement de factures qui ne sont pas encore arrivées à échéance. Là réside la première violence. Là réside la forfaiture. Nous ne sommes pas dupes.

Les directeurs d’imprimerie ne font qu’obéir aux injonctions du gouvernement et de la présidence. Le Premier ministre l’avait bien dit : “À la guerre comme à la guerre.” Pauvre pays dirigé par des va-t-en-guerre. Nous aurions aimé que ce pouvoir parte en guerre contre la pauvreté, le chômage et la corruption ; nous aurions aimé que ce pouvoir parte en guerre contre la peste et le choléra. Non. Au lieu de s’attaquer aux fléaux qui minent ce pays, Bouteflika et Ouyahia partent en guerre contre les rares quotidiens qui osent dénoncer les scandales et les dérives maffieuses. Ils partent en guerre contre les journaux qui portent les aspirations de la société algérienne. Parce que ces journaux, hélas, sont devenus les seuls lieux d’expression libre. Le pouvoir veut les museler. Après avoir asservi les médias publics, après avoir fermé la télévision à l’opposition, après avoir interdit les manifestations de rue, après avoir vidé l’Assemblée de sa subsistance, voilà que Bouteflika et Ouyahia veulent la mort de la presse indépendante. Cela s’appelle la stratégie du vide. Assécher tous les canaux d’expression, voilà l’ultime objectif de cette caste au pouvoir.

Non messieurs. Nous continuerons à exister. Nous continuerons à être ce journal de l’Algérie libre et fière. Et s’il faut encore payer le prix de notre indépendance, nous le paierons. Que nos confrères, que la société civile, que les partis démocratiques sachent que les colonnes de Liberté leurs sont ouvertes. C’est là notre raison d’exister.

Par Farid Alilat


A la Une
Algérie
Monde
Economie
Culture
Sports
Sciences
Informatique
Alger
Blida
Boumerdès
Tipaza