Même si le pays est habitué à la chaleur, les personnes âgées ou fragiles, notamment asthmatiques, commencent à appréhender les jours qui viennent. La protection civile, elle, met les bouchées doubles pour lutter contre les incendies de forêt qui font déjà rage. Dans certaines régions, cette canicule signifie des restrictions d’eau comme à Tlemcen (600km à l’ouest d’Alger) ou les autorités locales maintiennent une alimentation quotidienne des foyers tout en optant pour un aménagement des plages horaires qui vont devoir passer de 15 heures/jour à 6 heures seulement.
Dans le Sud-Ouest de l’Algérie, on est déjà en plein été depuis avril et les habitants de la région se préparent à faire face aux dépenses induites par les fortes chaleurs de l’été. Au premier rang des préoccupations, la facture salée de l’électricité domestique due à l’utilisation indispensable et permanente en été d’humidificateurs et de climatiseurs.
Dans cette région, comme dans la plupart des région sud du pays, le nombre très limité d’infrastructures, comme les piscines, pouvant atténuer les désagréments de la chaleur accentue les frustrations. A Bechar (1.000km au sud-ouest d’Alger), par exemple, il existe une seule piscine datant de l’époque coloniale pour une population majoritairement jeune frôlant les 160.000 personnes.
Dans le grand sud, bien que la saison des chaleurs se soit installée relativement en retard par rapport à l’année dernière, la suffocation est à son apogée en ce juin. Avril et mai ont été plus ou moins cléments avec quelques pics de chaleur occasionnés par les vents de sable typiques du printemps saharien.
Mais depuis le début juin, la canicule s’est bel et bien installée, avec des températures autour de 45 . La moindre hausse ou baisse de la température est ressentie et ceux qui en souffrent le plus sont les enfants en bas âge et les personnes âgées.
Source : AP