Le gouvernement algérien leur accorde un "délai supplémentaire exceptionnel jusqu’à la fin juin 2006" pour se conformer à la loi qui leur fait obligation d’enseigner les mêmes programmes que les écoles publiques, précise un communiqué du ministère.
La décision du gouvernement est une réponse à "la préoccupation majeure exprimée par les parents d’élèves concernant de possibles conséquences négatives en matière d’adaptation et d’intégration, dans un nouvel environnement en un délai très réduit et particulièrement pour ceux appelés à subir les examens nationaux de fin d’année", explique le communiqué.
Le ministère de l’Education invite par ailleurs les responsables des écoles privées à déposer leur demande d’agrément auprès des Académies départementales "afin de pouvoir exercer en toute légalité dès la rentrée scolaire prochaine". Et il appelle "les parents d’élèves concernés à prévoir l’inscription de leurs enfants pour la rentrée scolaire prochaine dans les établissements dûment agréés".
Le 26 février, le ministère a requis le concours de la force publique pour procéder à la fermeture de 40 écoles privées, essentiellement concentrées à Alger et en Kabylie. Il est reproché à ces établissements de dispenser la plupart des cours en langue française, alors que l’arabe est la langue de l’enseignement dans les écoles publiques.
Source : AP