Alger la Blanche

Assainissement de l’administration des impôts

 
Dans le cadre de l’assainissement de l’administration des impôts, le DG Bouderbala, a indiqué à la radio Chaîne I que 60 agents de l’administration fiscale ont fait l’objet de poursuites en justice.
Posté le lundi 6 mars 2006.

“La pression fiscale hors hydrocarbures, c’est-à-dire la part des recettes fiscales dans le PIB, qui est un indice de mesure de l’efficacité de l’administration fiscale, ne dépasse pas 18% du Produit intérieur brut. Celle des pays voisins est de l’ordre de 25%. La pression fiscale doit être relevée de plus de 10% dans les 7 années à venir, mais sans forcément augmenter le taux des impôts pratiqués. La hausse souhaitée de la pression fiscle peut être réalisée par un élargissement de l’assiette fiscale, sans avoir à recourir à une augmentation des taux d’imposition en vigueur”.

C’est du moins ce qu’a déclaré le directeur général de l’administration fiscale sur les ondes de la Radio nationale. M. Bouderbala annonce que le montant de la fiscalité ordinaire réalisé en 2005 est estimé à 805 milliards de dinars, contre 738 milliards de dinars en 2004. L’objectif de la modernisation de l’administration fiscale, a-t-il expliqué, est justement de faire remonter la pression fiscale et de la rendre comparable aux pays qui ont le même niveau de développement hors fiscalité pétrolière. Par contre le poids de l’impôt, dont se plaignent les entreprises algériennes, le DG des impôts le juge “moyen par rapport aux pays voisins”.

Pour contribuer à une meilleure acceptation de l’impôt et à un juste financement des charges publiques, la direction générale des impôts a introduit un changement dans ses missions et objectifs et a adapté son organisation et ses modes opératoires. Faisant office de guichet unique pour les gros contribuables, la direction des grandes entreprises (DGE) constitue une première étape de la réforme du système fiscal algérien. Chargée de gérer la fiscalité des entreprises les plus importantes en Algérie, la DGE intégrera ainsi l’ensemble des sociétés dont le chiffre d’affaires est égal ou supérieur à 100 millions de dinars, les entreprises étrangères ainsi que celles du secteur pétrolier.

Couvrant, dans une première étape, les entreprises implantées dans les wilayas d’Alger, de Blida, de Tipasa, de Boumerdès, de Tizi Ouzou et d’Ouargla, la DGE devra parvenir à compléter sa panoplie de “grosses boîtes” à l’horizon 2007. 800 entreprises ont été actuellement rattachées à cette direction, affirme le directeur général de l’administration des impôt. À la fin de l’année 2006-début 2007, le nombre d’entreprises concernées sera de 3 160. Ces gros contribuables constituent 70% du revenu fiscal. S’agissant des entreprises, dont le chiffre d’affaires est inférieur à 100 millions de dinars, des PME et des professions libérales, qui constituent 25% du revenu fiscal, elles intégreront, pour leur part, les 70 futurs centres des impôts modernes (CDI), dont la mise en place devra s’achever en 2009.

L’entrée en activité du tout premier CDI (CDI pilote) est prévue pour octobre 2006. Pour la catégorie des forfaitaires, 5% du revenu fiscal, il est envisagé la mise en place de 250 centres de proximité (CPI) à échéance de 2009. Le directeur général de l’administration fiscale a évoqué, dans son intervention, la question des détournements des avantages fiscaux par certains investisseurs. M. Bouderbala précise que l’administration des impôts et l’Andi suivent cette affaire.

Source : Liberté


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