Alger la Blanche

Prise en charge des chômeurs âgés de 35 à 50 ans

 
Près de 216 300 chômeurs promoteurs se sont présentés aux agences de la Caisse nationale d’assurance chômage (Cnac) sur l’ensemble du territoire depuis janvier 2004.
Posté le lundi 13 mars 2006.

Mais, sur les 39 580 dossiers déposés depuis le mois d’avril de la même année, seulement 5 870 ont abouti, en matière d’emploi, à travers la création de 2 142 petites entreprises. Ce constat a été établi hier par les responsables de la Cnac, lors du regroupement national des directeurs d’agences régionales et des chefs de secteur, qui se tiendra jusqu’au 14 mars prochain à la Mutuelle générale des matériaux de construction, à Zéralda. Quoique prudents dans leurs propos, les participants ont du mal à cacher leur mécontentement devant la “résistance” des banques concernées par le dispositif de prise en charge de cette catégorie de chômeurs, particulièrement la Banque algérienne de développement rural (Badr).

Sur environ 12 000 dossiers déposés auprès des 5 banques, seulement 7 211 ont été traités, dont 3 756 ont reçu une notification d’accord bancaire et 3 455 ont été rejetés. Le reste, soit 4 521 dossiers, est en cours de traitement. La répartition des projets déposés auprès de la Cnac indique, par ailleurs, que le secteur de l’agriculture occupe la première place, avec un taux de 29,38%, suivi par ceux des transports (24,44%), des services (22,03%), du BTPH (13,28%) et de l’industrie (10,16%). D’autres indicateurs nous éclairent davantage sur la population qui fait appel aux services de la Cnac. Ainsi, les chômeurs appartenant à la tranche d’âge 41-45 ans sont au nombre de 13 741 (34,71%), immédiatement suivis par 13 227 personnes (33,41%) âgées entre 35 et 40 ans, et les 11 649 chômeurs promoteurs (29,50%) âgés de 46 à 50 ans.

Près de 1 000 personnes sont également comptabilisées par la caisse d’assurance chômage, appartenant pourtant à la tranche d’âge des plus de 50 ans. On remarque, en outre, que les plus grands demandeurs d’emploi, sollicitant le dispositif de la Cnac, sont les personnes ayant un niveau d’instruction primaire (28,94%) et moyen (27,10%), ainsi que les analphabètes (14,28%). Les universitaires (3,96%) et les personnes possédant une qualification professionnelle (2,06%) semblent garder leurs distances par rapport au dispositif de création de micro-entreprises. Le même constat est fait pour la population féminine au chômage, dont seulement 2 498 femmes, soit 6,31%, ont recouru à la Cnac, contre plus de 37 000 hommes (93,69%).

Par Liberté


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