Alger la Blanche

Algérie 0 - Gabon 2

 
Le Gabon est en voie, en tous les cas, de devenir la nouvelle bête noire de l’Algérie. Après le cinglant 0-3, infligé à Annaba, les Gabonais reviennent à la charge et redonnent une belle leçon d’humilité et de réalisme aux Fennecs.
Posté le vendredi 18 août 2006.

Une défaite, encore une autre, qui vient rappeler à beaucoup que le football algérien est loin de sortir du marasme dont il est plongé depuis longtemps. Quatre mois après leur installation, Cavalli et son adjoint sont toujours au stade de la prospection et des manœuvres.

Cette défaite est venue au bon moment pour secouer les esprits et rappeler aux concernés qu’il reste beaucoup à faire. Une petite victoire contre la modeste formation du Soudan, acquise au 5- Juillet, une deuxième au forceps contre Istres (Ligue 2 française) et un premier échec devant le Gabon, tel est le bilan prématuré de Cavalli.

Ce premier véritable test contre le Gabon dénote qu’il reste beaucoup à faire sur le terrain. Avant-hier, sur le terrain de Carcassone, le système de jeu défensive des Meniri et Brahami a encore une fois mis à nu les carences de ce compartiment de l’équipe nationale.

L’arrière-garde des Verts a plié les deux genoux en l’espace d’une minute sur des erreurs de débutant. Et pourtant, le dispositif de Cavalli était composé dans sa majorité de joueurs dits professionnels. Aussi, il est inconcevable de voir une équipe nationale terminer un match amical en infériorité numérique avec neuf joueurs seulement sur le terrain.

Deux expulsions méritées, la première de Brahami, pour jeu dangereux, et la seconde pour contestation de Ziani survenue après un geste dangereux du jouer en question. Dans ce registre, Cavalli et Heddane ont beaucoup à faire pour calmer le tempérament de leurs deux latéraux (Brahami et Belhadj).

Dans le même compartiment de jeu, si Antar Yahia et Bouguerra ont justifié leur titularisation, il n’en demeure pas moins que Meniri est loin de constituer une assurance. Le retour de Beloufa ou la présence d’un Herkat donneraient assurément une meilleure assise à l’arrière-garde des Verts.

Dans l’entre jeu, plusieurs variantes ont été essayées et tout porte à croire que c’est là le point fort de la sélection nationale. Le staff technique national aura l’embarras du choix pour composer son mileu de terrain avec les Ziani, Mansouri, Mezouar, et les nouveaux que sont Hima, Metref, Boulebda, Moumen et Kharroubi.

Devant tout ce beau monde, Cavalli devra multiplier les combinaisons pour mettre en place les chasseurs de buts qu’il faudra pour soigner cette stérilité flagrante de l’attaque des Verts depuis le départ de baroudeurs de la trempe des Menad et Tasfaout.

Deham, Akrour, Boutabout et Djebbour et Daoud Bouabdellah, en attendant de dénicher l’oiseau rare, ont les qualités qu’il faut pour cela, il suffit juste de les secouer et de les faire travailler. A Carcassone, les Verts ont donné l’air de vouloir d’abord prendre leur revanche sur cette équipe du Gabon, oubliant parfois leur système de jeu basé sur le (3-5-2) qui s’est avéré, en fin de compte, inefficace devant celui prôné par Alain Giresse, les Gabonais appliquant à la lettre les consignes de leur coach.

Disciplinés dans leur jeu, ils ont laissé faire les Algériens, qui étaient loin d’être dangereux, avant de porter le coup fatal devant une défense passive des Verts, aux 65’et 66’. Un coup franc des 25 m de Mouloungui, légèrement excentré, a pris à défaut Gaouaoui, trahi par la trajectoire du ballon dévié involontairement par le pied droit d’Antar Yahia.

Les Algériens sont K-O. debout, ils encaissent un second but signé Djissékiadé dans la minute qui suit. Auparavant, les Algériens avaient tout tenté, mais en vain, devant une équipe du Gabon qui n’aura pas, en somme, volé sa victoire.

Une bonne leçon à retenir pour Cavalli appelé à revoir sa copie avant le match face à la Guinée, une équipe d’un tout autre calibre.

Par le jeune indépendant


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