De leur côté, les coefficients de l’histoire, l’éducation islamique et l’anglais ont été augmentés également d’un point, pour passer à 2. Les autres matières gardent leurs coefficients initiaux, à savoir 4 pour les maths, 3 pour le français, 2 pour la physique et 1 pour la géographie et l’éducation civique. En début de semaine, le président de la République, qui avait consacré une séance au secteur de l’enseignement dans le cadre des audiences des membres du gouvernement, avait insisté sur la nécessité de revaloriser les matières structurantes que sont la langue arabe, la langue amazigh, l’éducation islamique, l’histoire et l’éducation physique. A quelques exceptions près, ce sont ces matières qui ont connu une « révision » de leurs coefficients.
La démarche s’inscrit en droite ligne du processus de réformes du système éducatif engagé par l’Etat, visant à rendre à la langue arabe sa place en tant que langue nationale et officielle et langue d’enseignement au niveau de tous les cycles et de tous les établissements scolaires, y compris les établissements privés. A maintes reprises, le premier responsable du secteur a souligné l’importance qui doit être accordée à l’enseignement de la langue arabe. Les résultats « catastrophiques » obtenus par les élèves lors des examens nationaux, particulièrement lors du bac, plaident en faveur d’un renforcement de l’enseignement de la langue nationale. L’analyse des résultats du bac durant ces dernières années a démontré que la moyenne obtenue dans cette discipline au niveau de toutes les filières est au-dessous de la moyenne.
Le président de la République avait à plusieurs reprises annoncé que l’Etat ne ménagera aucun effort pour la promotion de la langue arabe. L’interview accordée par le président de la République en juin dernier au journal « El-Arab » paraissant à Londres, a révélé l’intérêt qu’accorde le chef de l’Etat à la langue arabe. Le Président a déclaré que dès qu’elle a recouvré sa souveraineté, l’Algérie s’est attelée à réhabiliter sa langue nationale à tous les niveaux, aujourd’hui c’est chose faite. Le Président a en outre affirmé que la langue arabe continue à se développer. Tout en réaffirmant le rôle et la place qu’occupe cette langue, le Président a toutefois affirmé que l’Algérie se soucie aussi de l’introduction des langues étrangères dans son système éducatif.
Avec le Quotidien d’Oran