Alger la Blanche

L’Africain Lamine Diack suspend l’Algérie

 
La nouvelle est tombée lundi soir. La fédération internationale d’athlétisme a suspendu la nouvelle fédération algérienne qui a été élue il y a quelques jours seulement. Le communiqué de l’IAAF est directe : « la suspension a pris effet hier déjà, les athlètes algériens sont interdits de compétitions internationales.
Posté le mercredi 15 novembre 2006.

L’IAAF insiste sur l’indépendance et la démocratie des assemblées générales, et est contre les interférences des gouvernements ». Il faut rappeler que c’est la deuxième fois que l’IAAF suspend de cette manière une fédération nationale, la première ayant touchée l’Afrique du sud à l’époque de l’apartheid. Par contre, ce que l’instance internationale oublie, ou fait semblant de ne pas voir, c’est qu’il existe plusieurs fédérations nationales dont les membres, mais aussi et surtout, les présidents sont désignés.

La dernière en date est celle de la fédération tunisienne d’athlétisme qui a vu son président désigné, selon le quotidien tunisien Le Renouveau du 28 octobre 2006 qui cite aussi le président de la fédération tunisienne de lutte. Pourquoi alors, Lamine Diack l’africain, patron de l’IAAF, n’a-t-il pas fait de même avec les tunisiens, les marocains, les egyptiens, les pays du Golf. Il a été bien briffé par l’algérien Si Djamel Baghdadi, membre du conseil de l’IAAF, qui, au lieu d’être neutre, s’est démarqué en assistant à la dernière conférence de presse de l’ex-président de la FAA, Chaouch Teyara. Car il faut savoir que si l’IAAF n’est pas saisie, elle ne peut rien entreprendre.

En réaction à cette suspension, le ministre de la Jeunesse et des sports, Yahia Guidoum, que nous avons rencontré hier matin au cercle de l’ANP de Béni Messous, en marge de la 1re réunion du groupe de travail interministériel africain sur les relations entre les gouvernements et les fédérations sportives internationales, s’est montré serein, tout en dénonçant cette suspension de décision inique. Il a ajouté que le problème de la FAA est un problème interne d’un pays indépendant qui garantit le financement et qui se doit de contrôler ses fédérations. Il ajoute que c’est une intervention maladroite avant de préciser que l’Algérie utilisera tous les moyens de recours même le tribunal arbitral des sports.

Avec la nouvelle république


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