De part son esprit prévisionnel, le premier responsable du développement rural avait mis en place une stratégie qui permettra de parer au problème de la sécheresse. Ainsi, 2 000 projets, initiés par les populations locales, sont en cours de réalisation, des petits projets financés par un nouveau système qui implique les collectivités locales dans la mission de développement rural. Ce que M. Ben Aïssa a appelé l’inter-sectorialité et l’établissement d’une connexion de haut en bas. Une opération qui vise le financement des petits projets dans des zones rurales par les collectivités locales, sans recourir à la tutelle, afin d’impliquer davantage le citoyen dans le développement de sa localité.
En d’autres termes, le citoyen désireux de réaliser un projet adresse sa demande à la daïra de sa localité, qui après l’avoir étudiée, la soumet au wali, aidé par une commission composé de membres du ministère du Développement rural. Si le projet est jugé intéressant, le wali donne l’autorisation de financement du projet. Donc, il y a les projets de proximité de développement rural intégrés (PPDRI) destinés aux zones montagneuses, et les Projets de proximité pour la lutte contre la désertification (PPLCD) destinés aux zones sèches. Ces projets doivent permettre la mobilisation des eaux souterraines et de surface afin d’aider chaque localité à s’approvisionner en eau potable en cas de sécheresse.
Le département de Ben Aïssa a, afin de diminuer les risques de sécheresse dans le secteur agricole, tracé une carte de zone agricole. Il a été donc recommandé aux agriculteurs d’éviter les zones sèches, pour les semences et de favoriser les régions où il y a un plus grand taux de pluviosité. Lors des débats, un des intervenants a exposé le problème de la steppe qui est à son sens surexploitéé et les contradictions qui existent dans les lois qui la régissent. Le ministre a indiqué, à ce sujet, qu’il faut mettre en place un instrument de régulation efficace et claire afin de lutter contre les effets catastrophiques de la désertification de la steppe. Un dispositif qui doit être accompagné, selon lui, par une campagne de sensibilisation qui permettra aux citoyens, à travers de petits gestes, de rendre possible cette mission, sinon, seul, le cadre réglementaire ne servira à rien, a indiqué le ministre délégué.
Avec la nouvelle république