C’est pourquoi le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Mohammed Bedjaoui, n’a pas hésité, en recevant son homologue portugais, Luis Filipe Marques Amado, à qualifier ce prochain sommet d’« exceptionnellement important ». « Ce sommet, prévu pour les 21 et 22 janvier 2007 à Alger, est exceptionnellement important pour les relations entre les deux pays », a-t-il indiqué en effet en précisant que les deux parties, algérienne et portugaise, ont « très peu de semaines » pour préparer ce sommet « dans tous ses détails ».
Un rendez-vous qu’Alger et Lisbonne, résume le chef de la diplomatie algérienne, espèrent être l’occasion de donner « un nouvel élan » aux relations bilatérales. Ce sommet, note Mohammed Bedjaoui, verra « la signature d’accords entre les deux pays ». Le ministre portugais, de son côté et tout en invitant les hommes d’affaires algériens à s’intéresser « davantage » au marché de son pays, a évoqué « l’intérêt particulier » que manifestent les entreprises économiques portugaises pour le marché algérien.
L’annonce de la prochaine visite en Algérie -dans ce contexte de dynamisation des liens bilatéraux- du Premier ministre portugais, José Socrates, est révélatrice de l’intérêt grandissant que portent les dirigeants portugais à un pays émergent non seulement sur les scènes sous-régionale et continentale mais aussi internationale.
La visite du chef de l’Exécutif portugais, issu de la majorité socialiste, « va donner une impulsion à nos relations économiques, politiques et culturelles », comme l’a souligné Luis Amado qui a qualifié de « stratégiques », les relations « que les deux pays son en train de bâtir » et ce, depuis la signature du Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération signé en 2005.
En visite officielle de deux jours en Algérie, le ministre d’Etat portugais, ministre des Affaires étrangères, Luis Amado, n’a pas quitté hier Alger bredouille. Sa visite, intervenue lors d’une semaine qui a vu la capitale algérienne recevoir nombre d’invités de haut rang (France, Italie, Allemagne, Canada, etc.), s’est achevée sur un rendez-vous fixé pour l’entame de l’année 2007, soit à la période de la visite attendue en Algérie du roi d’Espagne. Il est clair que le Portugal n’entend pas se laisser distancer dans ses relations avec le pays central du Maghreb ni par son voisin de la péninsule ibérique, ni par les autres principaux pays de l’Union européenne, soit les deux autres -en plus de l’Espagne- partenaires essentiels du Portugal que sont la France et l’Allemagne.
D’après la Tribune