Alger la Blanche

Aïd El Adha le samedi prochain en Algérie

 
A la suite de l’observation en Algérie du croissant lunaire de dhou el hidja, le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs annonce que le 1er dhou el hidja 1427 de l’hégire correspond au jeudi 21 décembre 2006 », a indiqué le ministère dans un communiqué.
Posté le samedi 23 décembre 2006.

La même source a ajouté que « le rassemblement sur le mont Arafat sera le vendredi 9 dhou el hidja, correspondant au 29 décembre 2006, et l’Aïd El Adha, le samedi 30 décembre ». Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a annoncé, jeudi, que la date de l’Aïd El Adha est fixée à samedi 30 décembre. Il a précisé dans un communiqué que cette date est conforme aux indications émises par les autorités du royaume d’Arabie Saoudite. La date qui était déjà retenue en Algérie était le 31 décembre, ce qui a suscité un dilemme parmi certains Algériens : comment concilier cette tradition abrahamique, symbole de confiance et de soumission à la volonté divine, et celle du réveillon, une coutume plutôt païenne qui n’a aucun fondement religieux.

Ce changement de date n’est pas sans rappeler la confusion autour de la date du début du Ramadhan et celle de l’Aïd El Fitr, célébré depuis longtemps dans la désunion et l’émiettement. Cette date est décidée, selon certains pays, sur la base des calculs astrologiques, et d’autres en se référant à l’observation lunaire à l’œil nu. C’est l’éternel combat du croissant et de la science. Au milieu de ce cafouillage, les croyants ne savent plus à quel saint se vouer. La Conférence islamique d’Istanbul (1971) a pourtant essayé de faire évoluer les choses et les mentalités et invité des astronomes pour tenter de trouver au moins un consensus et au mieux de réglementer le calendrier des fêtes religieuses, ce qui permettra aux musulmans d’uniformiser leurs commémorations. Le secrétaire général de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), Ekmeleddin Ihsanoglu, a déploré, plus récemment, que la fête de l’Aïd El Fitr ait été célébrée par les musulmans « en ordre dispersé ».

Au-delà de ce genre de polémique, Sofiane, une trentaine d’années, tient à souligner : « L’Aïd n’est pas la fête de la surconsommation de la viande. C’est un moment important dans la vie du croyant, le sacrifice permet d’affaiblir son individualisme et laisse place à la générosité de s’exprimer. C’est la fête du partage avant tout alors que le monde entier semble vivre une grave crise de références et de valeurs. » Va-t-il faire la fête du réveillon ? « Non, je préfère rester en famille cette année. Cette fête permet de resserrer les liens. » Sarah, une jeune fille plutôt branchée et qui surfe sur la mode et la nouveauté, compte choisir une position médiane : célébrer l’Aïd avec ses parents et passer le seuil de la nouvelle année le lendemain avec un groupe d’amis. Ce 31 décembre sera l’occasion de faire doublement la fête.

Un jour pour le mouton et un autre pour la dinde. Dans ce contexte, l’annonce de l’aïd pour le 30 décembre arrange ses affaires. D’autre part, il faut reconnaître malheureusement que les enjeux mercantiles ont tendance à brouiller le sens spirituel. Depuis déjà une dizaine de jours, le bêlement des moutons résonne dans nos quartiers. Des enfants escortent ces ruminants pour brouter des parcelles d’herbe. C’est le temps des bonnes affaires pour les spéculateurs...

Selon El Watan


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