Alger la Blanche

Khalida Toumi lance un SOS

 
Khalida Toumi, la ministre de la Culture s’inquiète du manque de moyens pour traquer les réseaux sur Internet.
Posté le samedi 16 juillet 2005.

Khalida a peur. Et elle n’a pas tout à fait tort. Haïchour, le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, serait-il en mesure de la sauver ? Rien n’est moins sûr. En tout cas, l’arrestation, la semaine dernière, à Khenchela, d’un trafiquant d’objets culturels avec dans son coffre un trésor inestimable de pièces archéologiques, n’est, semble-t-il, qu’une goutte d’eau dans un vaste océan. Le trafic qui commence à prendre des proportions alarmantes, a poussé la ministre de la Culture à exprimer publiquement ses craintes quant au manque de moyens d’intervention dans les réseaux d’achat et de vente des biens culturels via Internet.

Les moyens font défaut et les pouvoirs publics demeurent, par voie de conséquence, incapables de réagir dans le monde tentaculaire du Web. Chose tout à fait incongrue et qui bat, ainsi en brèche le discours officiel qui fait sienne l’utilisation massive des technologies de l’information dans la gestion des affaires publiques. Qu’importe. Dépourvue et désarmée, la ministre à laquelle il faut néanmoins reconnaître le souci permanent de protéger le patrimoine national sous toutes ses formes, fait un appel du pied aux trois corps : la gendarmerie, la police et les douanes pour, précise le communiqué adressé hier à notre rédaction, « coordonner les efforts et constituer un front commun contre ce trafic ».

Mais est-ce suffisant ? Certes, ces trois institutions font, depuis l’affaire des pillards allemands découverts la main dans le sac dans le parc du Tassili en novembre 2004, des efforts appréciables dans ce sens. Les douanes auront dès septembre une brigade spécialisée, les gendarmes ont en fait de même alors que la police vient de mettre sur pied une équipe similaire, celle, justement, qui a mis la main sur le trafiquant de Khenchela. Mais au-delà « des actions de récupération et de restitution des biens culturels nationaux », Mme Toumi souhaiterait la mise en place d’une véritable stratégie qui aura à traiter le problème sous toutes ses facettes et plaide, par là même, pour le renforcement de la coopération entre les trois organismes et son département. Dans le même sillage, celle-ci a tenu à féliciter les éléments de la brigade de lutte contre le commerce illégal et le vol d’objets culturels et d’art - section spécialisée sous l’égide de l’Office national de répression du banditisme - pour l’« attention qu’ils portent à la question du respect des lois et des règlements en matière de protection du patrimoine culturel national ».

La ministre s’est dite aussi, réjouie des résultats de la collaboration entre cette brigade et les services du ministère de la Culture traitant du même domaine. L’autre réaction, celle de l’Agence d’archéologie et de protection des sites et monuments historiques laquelle s’est mise à son tour dans la partie en se constituant, jeudi 17 juillet, partie civile près le tribunal de Bir Mourad Raïs.

Source : lexpressiondz.com


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