Alger la Blanche

Dessalement de l’eau de mer en Algérie

 
“L’État rachètera cette eau à la société de production et la revendra à un prix raisonnable au citoyen”, a promis Abdelmalek Sellal, au cours de la visite qu’il a effectuée à Mostaganem et à Oran, pour suivre l’évolution du dessalement de l’eau de mer en Algérie.
Posté le mercredi 20 juillet 2005.

Le ministre des Ressources en eau, M. Abdelmalek Sellal, en visite dans les wilayas de Mostaganem et d’Oran, a annoncé, lundi dernier, que des sociétés par actions (SPA) seront mises en place pour assurer la gestion des stations de dessalement de l’eau de mer qui, toutes, vont rentrer en production d’ici l’année 2009. Ces sociétés connaîtront une participation de partenaires étrangers, notamment ceux qui sont engagés dans la construction comme c’est le cas pour la station du Hamma, à Alger, où l’Américain Ionics est détenteur de 70% des actions, aux côtés de Sonatrach et Sonelgaz qui prennent le reste des actions (30%).

Le programme de dessalement en Algérie, qui comprend une dizaine de grandes stations le long de la côte du pays, a déjà été entamé et il coûtera, selon M. Sellal, la bagatelle de 37 milliards de dinars. Il permettra, d’après les prévisions, de fournir de l’eau potable à une population estimée à près de 7 millions de personnes grâce à une production de 1,2 million de m 3, destinée à l’alimentation des grands centres urbains de la bande côtière. C’est très prochainement que la première unité, celle de Kahrama-Arzew, d’une capacité de 90 000 m3/jour, sera livrée pour entrer en production très rapidement.

La production de départ est estimée à 25 000 m3/jour, et les prévisions indiquent que l’unité atteindra un niveau de 60 000 m3/jour au mois d’octobre prochain. L’année 2007 verra l’achèvement de cinq stations, à savoir El-Hamma (capacité de production de 200 000 m3/jour), Skikda (100 000 m3/jour), Beni-Saf (150 000 m3/jour), Mostaganem (100 000 m3/jour) et Tlemcen (100 000 m3/jour). Celles de Jijel et d’El-Kala, dans la wilaya d’El-Tarf, seront achevées au premier trimestre 2009. Mais, une grande inconnue persiste dans ce système de production. Elle concerne le prix de vente de l’eau dessalée, sachant que son prix de revient est très élevé. Mais le ministre a tenu à répondre à cette question pour tenter de rassurer le citoyen qui appréhende une telle situation.

“C’est l’État qui prendra en charge le différentiel dans le cadre de sa politique de service public”, promet-il, précisant que “l’État achètera cette eau à la société de production et la revendra à un prix raisonnable au citoyen”. Au cours de sa visite, M. Sellal a beaucoup insisté sur la notion de gestion de l’eau, préconisant, entre autres, l’informatisation du système et le recours à la gestion déléguée.

Concernant ce dernier point, le ministre a annoncé que dans les grandes villes du pays, notamment Alger, Oran, Annaba et Constantine, l’État confiera la gestion de la distribution de l’eau potable à des sociétés à travers ce système de la gestion déléguée. Des avis d’appel d’offres seront lancés en septembre prochain, a indiqué le ministre qui a précisé que cela permettra de faire appel à “une gestion déléguée grâce à un apport extérieur”. Se voulant un peu plus explicite, il a indiqué qu’“il ne s’agit pas d’un système de concession, mais d’une gestion déléguée”. Pour le cas de la capitale, les discussions avec le groupe français Suez semblent très avancées, et l’accord serait, selon M. Sellal, en voie de finalisation.

Source : liberte-algerie.com


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