Alger la Blanche

Alger s’active, le GSPC « félicite »

 
Aucune nouvelle, à part la revendication sur internet... Je reste en contact avec ma famille à Alger et on espère », souffle, à partir de Baghdad, l’épouse du chargé d’affaires à l’ambassade algérienne à Baghdad, Ali Belaroussi, enlevé jeudi 21 juillet en compagnie de Azzedine Belkadi, attaché diplomatique.
Posté le lundi 25 juillet 2005.

Le rapt a eu lieu à 200 m du siège de l’ambassade algérienne, au quartier Al Mansour, alors que les deux hommes devaient se rendre au domicile de Belaroussi, à un kilomètre de la chancellerie, pour déjeuner ensemble. Le groupe du chef d’Al Qaîda en Irak, Abou Moussab Al Zarqaoui, a revendiqué, samedi sur internet, l’enlèvement du chargé d’affaires d’Algérie, Ali Belaroussi, sans évoquer le sort de son collègue, qui vient de prendre ses fonctions dans la capitale irakienne.

L’authenticité du communiqué n’a pas été vérifiée, comme de coutume dans ce genre de revendication. Hier, l’AFP a, depuis Alger, rapporté que le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) aurait « félicité » Al Qaîda pour l’enlèvement des deux diplomates algériens. L’AFP a cité des passages d’un communiqué publié sur un site internet et daté du samedi 23 juillet : « Les moudjahidine en Algérie ont accueilli avec une grande joie l’information relative à l’enlèvement des diplomates algériens par leurs frères dans l’organisation Al Qaîda en Mésopotamie (appellation antique de l’Irak) (...). Le GPSC présente ses chaleureuses félicitations à ses frères d’Al Qaîda pour cet acte de djihad héroïque. » « Les ennemis de Dieu et les pays tyrans doivent savoir que le chef de la mission algérienne a été enlevé au cœur de la zone la plus sûre.

Ne savez-vous donc pas qu’Al Qaîda est un brasier pour tous les ennemis de Dieu ? », avait indiqué, pour sa part, le communiqué attribué au groupe d’Abou Moussab AlZarqaoui. Les auteurs de la revendication avaient affirmé que « l’Algérie a continué à obéir aux ordres des croisés en envoyant un représentant » à Baghdad. La donne GSPC pose la question de la corrélation, par mode d’allégeance ou par système de « franchise », entre le groupe algérien et la nébuleuse internationale d’Al Qaîda. Alger aurait, a rapporté hier Le Quotidien d’Oran, envoyé, jeudi soir à Amman, en Jordanie, des experts pour constituer une cellule de crise avec les diplomates chargés du suivi sur le terrain.

L’Algérie aurait également mobilisé ses représentations dans les pays limitrophes de l’Irak, notamment en Turquie et en Syrie, pour tenter de remonter la piste entrouverte par le communiqué web de la branche irakienne d’Al Qaîda. Les Algériens tentent de capitaliser l’historique des relations entre les deux pays et le statut particulier de l’Algérie auprès des Irakiens, sur le plan officiel et populaire. A Alger, le ministère des Affaires étrangères et les autorités publiques restent discrets et avares en déclarations. Le groupe de Zarqaoui a indiqué, dans son communiqué, qu’il diffusera d’autres messages concernant cette affaire. « Je ne rentrerai qu’avec lui. Je ne peux le laisser ici. Impossible », dit l’épouse Belaroussi, contactée hier au téléphone. Ali Belaroussi, 61 ans, père de quatre enfants, devait bientôt prendre sa retraite. Azzedine Belkadi, 47 ans, célibataire, venait de rejoindre son poste à la capitale irakienne.

Source : El Watan


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