Alger la Blanche

Enasel innove

 
L’entreprise nationale du sel (Enasel) prévoit de lancer prochainement de nouveaux produits sur le marché national, en l’occurrence le sel fluoré et le sel aux herbes.
Posté le mercredi 29 juin 2005.

C’est ce qu’a annoncé M. Ferhat Taha Husseïn, P-DG de Enasel lors d’une conférence animée, hier, au forum d’El Moudjahid. Le premier responsable de l’Enasel a indiqué “nous avons obtenu, déjà, l’autorisation de l’institut Pasteur pour le lancement de ces produits”. Il a déclaré, par ailleurs :“Nous allons lancer une tombola au profit des enfants pour encourager la population à acheter du sel iodé qui n’est pas vraiment utilisé par les consommateurs algériens.”

Le P-DG de l’Enasel a soutenu : “Nous détenons, actuellement, 10% seulement du marché des boulangers.” Autrement dit, le sel utilisé dans la production du pain n’est pas fourni par l’Enasel, mais il provient d’autres opérateurs privés qui ne respectent pas vraiment les normes internationales de production du sel, précisera-t-il. L’Enasel souffre, selon M. Ferhat, de la concurrence déloyale de ces opérateurs dont le produit constitue parfois un danger pour la santé publique. Les opérateurs privés détiennent, selon lui, 51% du marché national du sel alimentaire destiné à la consommation locale. Le patron de l’Enasel n’a pas donné de chiffres sur la part du secteur informel dans le marché national du sel. Idem pour l’union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) qui s’est contentée de reconnaître l’existence d’un marché informel du sel. Interrogé sur l’ampleur de ce marché, M. Ferhat Taha Husseïn a souligné que “c’est à l’État de mettre les moyens pour lutter contre le marché informel car nous ne disposons pas de moyens adéquats pour lancer des campagnes de sensibilisation des citoyens sur la nécessité du sel iodé”.

De même, M. Salah Souilah secrétaire général de l’UGCAA a relevé :“Le marché du sel connaît une situation anarchique à cause de l’absence d’un réseau de distribution efficace et fiable.” Il a plaidé en faveur d’un contrôle rigoureux du circuit de distribution du sel en Algérie. Le P-DG de l’Enasel a affirmé que“les besoins du marché national sont estimés à 134 000 tonnes/an en sel alimentaire alors que notre production est évaluée à 400 000 tonnes/an en 2004”. En Algérie, la consommation moyenne du sel est évaluée, selon l’office national des statistiques, à 22 kg/an en 2003. Ce chiffre varie, selon M. Ferhat, d’une région à une autre. Il a noté que “la production a atteint un taux de réalisation de 77% au premier trimestre 2005 soit une augmentation de 25% comparativement à 2004”. Et d’ajouter : “le bilan des ventes fait ressortir 27 970 tonnes commercialisées dont 12 929 tonnes de sel alimentaire tandis que la vente de sel pour les boulangers a atteint 793 tonnes.” Ce qui est considéré très insuffisant, dira-t-il, eu égard à la demande du marché qui est évaluée à 40 000 tonnes/an. L’Enasel couvre, actuellement, 49% des besoins du marché national en sel alimentaire et 85% des besoins en sel industriel.

Cette entreprise dégage, selon M. Ferhat, 50 000 tonnes/an de sel à l’exportation. Elle exporte notamment du sel alimentaire et industriel vers la Croatie, l’Irak, la France et l’Espagne. Le chiffre d’affaires de l’Enasel est de 251 millions de DA au premier trimestre 2005 et devra atteindre 1 milliard de DA à la fin de l’année. Elle a versé 210 millions de DA d’impôts au trésor public en 2004, martèlera-t-il. En marge de cette conférence, le secrétaire général de l’UGCAA et le P-DG de l’Enasel ont signé un accord de partenariat portant sur la distribution des produits de l’entreprise aux différentes unités commerciales et 17 000 boulangers affiliés à cette organisation professionnelle.

Faïçal Medjahed, liberte-algerie.com


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