Alger la Blanche

Trois nouveaux téléphériques pour Alger

 
Ces réalisations viendront à point nommé pour décongestionner le centre de la capitale, Alger.
Posté le lundi 3 octobre 2005.

Trois projets de téléphériques sont inscrits dans le cadre du programme de relance économique présidentielle 2005-2009 a annoncé dimanche, lors d’un entretien accordé au journal L’Expression, le directeur général de l’unité de l’Etusa, en charge des transports par câble.

Le plan de relance économique, initié par le président Abdelaziz Bouteflika, comprend trois projets de liaison par téléphérique « va-et-vient », c’est-à-dire à l’aide de deux cabines, procédé qui se distingue du « télécabine » ou du télé-siège ou du télé-ski, dont la même cabine effectue une rotation sur place au bout de son trajet. Ces réalisations viendront à point nommé pour décongestionner le centre de la capitale, a indiqué Larbi Boumediène, DG de l’unité. Ces modes de transport devront également permettre de mieux « respirer » tout en maîtrisant le flux des déplacements vers les quartiers populeux des hauteurs d’Alger, en respectant mieux les horaires et en offrant une meilleure qualité de prestations.

La capitale, dont le trafic automobile ne cesse d’augmenter, causant des dégâts énormes à l’environnement et rendant les déplacements aléatoires à plusieurs titres, bénéficiera de trois projets similaires de transports « propres et de proximité » pouvant transporter théoriquement 1 200 voyageurs/ heure. Le premier, devra joindre le quartier de Tafourah à El Biar, (Balcon St Raphaël) par l’hôtel El Aurassi, le second devant relier la Place du 1er Mai (marché Ali Mellah) vers El Mouradia (Golfe), le troisième, quant à lui, assurera la liaison Oued Koriche au village Céleste (Bouzaréah) en passant par le quartier de Beau-Fraisier.

Les stations de départ de ces trois futures liaisons seront limitrophes à des stations de métro, a souligné Boumediène, insistant sur le choix « stratégique », et combien « bénéfique » des ces stations qui permettront des correspondances faciles et rapides par métro vers, et à partir, de nombreux points de la capitale et autres gares ferroviaires ou urbaines de la ville. Il y a lieu de signaler que la capitale n’est pas la seule ville qui bénéficiera de projets de transports par téléaérien. En effet, deux projets de « téléportées » sont programmés dans la capitale de l’Est (Constantine), un à Skikda et un autre à Tizi Ouzou. Les études de réalisation sont en cours pour une réception, « en principe », a souligné Boumediene, « clés en main ».

L’un des projets de Constantine, consiste à prolonger la station de tramway en utilisant un système de téléportée pour traverser le célèbre canyon, qu’immortalise le pont suspendu, vers la gare de chemin de fer. Cette variante de transport est un système qui se situe entre le téléphérique et la télécabine.

L’autre, toujours dans cette ville, concernerait la liaison entre la Place Tatache , le parking de l’hôpital et la cité Emir- Abdelkader. Pour ce qui est des installations existantes à Alger, circuits composés uniquement de téléphériques « va-et-vient », une révision rigoureuse est effectuée tous les six mois par un organisme agréé par le ministère des Transports pour éviter les difficultés d’exploitation rencontrées lors des années 80, a indiqué Boumediene. Il a souligné en outre que d’ici à 2006/2007, les quatre téléphériques d’Alger vont être rénovés, citant en exemple « le téléphérique d’El Madania qui a 24 ans d’âge ». Des appels d’offres vont être lancés incessamment pour tout un vaste travail de rénovation qui sera fait aux « normes européennes » et conformément à la « réglementation universelle des remontées mécaniques ».

Ce travail de rénovation concernera aussi bien les téléphériques que les escaliers mécaniques, comme ceux de Laperrine, entre les avenues Mohammed V et Claude-Debussy, lesquels, en « bon état » actuellement, car rénovés déjà en 1984, nécessitent néanmoins un contrôle plus tard.. Ces escaliers datent des années 50. Cette action de rénovation concerne également les télécabines d’Annaba qui lient cette ville à Seraïdi sur les hauteurs de l’Edough et celui de Blida. L’un des quatre téléphériques d’Alger, qui relie Bologhine, à l’ouest de la ville, à la basilique de Notre-Dame-d’Afrique, a été construit en 1984 et véhicule quotidiennement une moyenne de 4000 à 5000 passagers. Celui installé entre El Madania et Belouizdad (Belcourt) date de 1956 mais a été rénové en 1982.

Il transporte une moyenne de 4000 passagers/jour. Le téléphérique du Mémorial vers le Jardin d’essai, installé en 1986, transporte en moyenne 1000 à 1200 personnes/jour, notamment les jours d’activités économiques ou culturelles qui se déroulent au Makam Echahid, comme celui reliant le Palais de la culture, construit en 1987 et qui véhicule, toujours selon les activités du palais, un nombre égal de personnes en moyenne. Interrogé sur la possibilité d’installer des funiculaires en Algérie dans les zones montagneuses, Boumediene a répondu « pourquoi pas ? si les coûts de rénovation totale de nos installations sont plus élevés ou égaux à ceux requis par une opération de rénovation ».

Il rappellera que la technologie dans ce domaine a atteint des niveaux insoupçonnables comme les téléphériques existant en France ou aux Etats-Unis, appelés Jumbo qui peuvent transporter jusqu’à 160 personnes à la fois. La direction des transports par câbles, unité affiliée à l’Etusa, active depuis 1988 et emploie 150 travailleurs dans son service d’entretien et de maintenance, lequel occupe à lui seul, une trentaine de personnes.

L’Etusa, comprend également quatre unités de production à Alger, au Centre, (H. Ben Bouali), Ouest (Hussein Dey), Est (Fougeroux) tandis qu’une unité de rénovation se trouve à Ghermoul. Un centre de formation est en activité à Hussein Dey. Il est équipé de deux simulateurs de conduite pour la formation de conducteurs et d’un simulateur de maintenance électro-mécanique pour la formation et le recyclage des mécaniciens. Ces derniers assistent à un « décorticage » d’un bus par ordinateur pour leur permettre d’être au même niveau des innovations permanentes des mécanismes des bus importés.

La rénovation du parc de la Régie des transports algérois est du reste impérative au regard des nouveaux moteurs installés alors que les anciennes pièces de moteur ne sont plus fabriquées par le fournisseur, ou alors, on peut les acquérir sur commande et « à quel prix ! ». La gestion de la maintenance est assistée par ordinateur depuis 2003/2004.

Source : lexpressiondz.com


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