Alger la Blanche

Houria Bouhired décroche le Prix femme chef d’entreprise

 
La cérémonie de remise du trophée de la femme chef d’entreprise, samedi dernier, a été empreinte de beaucoup d’émotion. Organisée annuellement par la Seve, l’Association des femmes algériennes chefs d’entreprise, la distinction est destinée à encourager l’esprit entrepreunarial chez les femmes.
Posté le lundi 3 octobre 2005.

La lauréate du trophée 2005 est une personnalité connue de la société civile. Il s’agit de Houria Bouhired, patronne d’un bureau d’études privé important et qui contribue périodiquement au débat sur l’urbanisme en Algérie. Dans son parcours, citons deux diplômes obtenus de grandes écoles en France, l’un en urbanisme de l’Institut d’urbanisme de Paris, l’autre de l’École nationale des ponts et chaussées, en sciences et techniques du bâtiment, son recrutement aux États-Unis et au Canada en tant qu’architecte salarié, sa participation à l’élaboration des rapports de suivi du classement du site de La Casbah d’Alger sur la liste du patrimoine mondial (intervenu en 1992), son élection en 2004 à la tête du Conseil national de l’ordre des architectes.

En récompensant une experte du bâtiment, Seve veut “coller” au contexte actuel, en clair en référence à un volet du plan de relance qui prévoit la construction de un million de logements d’ici à 2009. L’esprit de ce trophée 2005 est d’encourager les femmes à investir ce créneau difficile et à créer leurs entreprises dans le secteur.

C’est d’ailleurs ce qui motive l’attribution du prix du mérite à une jeune chef d’entreprise dans le bâtiment exerçant à Tiaret, Malika Abdesslam. Comme la cérémonie coïncide avec la célébration du 50e anniversaire de la Révolution, Seve a récompensé également d’illustres moudjahidate en leur attribuant des prix d’honneur. L’aînée Houria Toubal, qui a participé aux évènements de Guelma en 1945 ; Zohra Drif-Bitat, l’une des premières avocates algériennes et l’une des héroïnes de la bataille d’Alger qui est actuellement vice-présidente au Conseil de la nation ; Djohar Akrour, à 17 ans, est arrêtée par la DST. Elle est condamnée à mort en 1957. Elle connaîtra les geôles françaises jusqu’à l’Indépendance du pays. Elle est actuellement membre du Conseil national des moudjahidine.

Le prix d’honneur est également revenu à Nadia Sahraoui, à l’origine de la création de l’association Seve. Ces hommages qui voulaient tisser un lien continu entre la génération des femmes combattantes et celles qui mènent la bataille du développement durable aujourd’hui avaient pour dénominateur commun une Algérie debout, libre, forte par ses femmes et ses hommes. L’émotion était à son comble lorsque les moudjahidate exprimaient leur fierté en voyant ces Algériennes reprendre le flambeau. “Le sacrifice des martyrs n’aura pas été vain”, a souligné Zohra Drif-Bitat.

La présidente de Seve, Madame Ouzrout, ainsi que les membres de cette association en voulant associer à cette cérémonie ces générations d’Algériennes auront réussi le pari. Celui symbolique de construire un avenir en référence à des modèles de lutte pour l’indépendance et la liberté d’initiative.

Source : liberte-algerie.com


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