Alger la Blanche

Colonisation : L’Algérie en veut à la France

 
Pour le président algérien Bouteflika, la loi évoquant "le rôle positif de la présence française, notamment en Afrique du Nord" relève de la "cécité mentale".
Posté le vendredi 1er juillet 2005.

La loi française du 23 février évoquant "le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord" constitue "une cécité mentale", a affirmé mercredi le président algérien Abdelaziz Bouteflika. Il est "difficile de ne pas être révolté par la loi votée par le Parlement français le 23 février dernier et qui représente une cécité mentale confinant au négationnisme et au révisionnisme", a déclaré Abdelaziz Bouteflika dans un discours à Tlemcen (extrême ouest algérien) à l’occasion du 50ème anniversaire de la création de l’Union générale des étudiants musulmans algériens (UGEMA) pendant la guerre d’indépendance.

Qualifiant le colonialisme d’"un des plus grands crimes contre l’humanité que l’histoire ait connus", Abdelaziz Bouteflika a affirmé que "si notre pays était prêt à signer avec l’Etat français un traité de paix et d’amitié sur la base de l’égalité des Nations et de la complémentarité de nos intérêts, il ne saurait en aucun cas cautionner, même par son silence, une prétendue mission civilisatrice" du colonialisme.

Traité d’amitié

Il a appelé la société française à "se libérer des relents d’un passé attentatoire à la dignité humaine et qui, bien que s’affaiblissant au fil des ans, se manifeste maintenant comme le fantasme d’une puissance perdue, et semble-t-il regrettée par les nostalgiques de la domination coloniale". Déjà, début juin, le Front de libération nationale (FLN, ex-parti unique en Algérie) avait condamné cette loi "avec la plus grande fermeté" qui "glorifiait l’acte colonial" et pouvait "remettre en cause" l’avenir des relations algéro-françaises, notamment le traité d’amitié en préparation. L’Algérie et la France, dont les relations se sont nettement améliorées depuis l’arrivée de Abdelaziz Bouteflika à la tête de l’Etat en 1999, s’apprêtent à signer un traité d’amitié avant la fin de l’année.

Source : permanent.nouvelobs.com


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