"Jamais auparavant une maladie animale n’a constitué une menace d’une telle ampleur et avec une telle vitesse de propagation", a souligné l’Autrichienne Benita Ferrero-Waldner, la commissaire européenne chargée des Relations extérieures et de la Politique européenne de voisinage. Elle a expliqué que l’aide européenne consistera essentiellement à aider des pays tiers à mettre en place des programmes nationaux de prévention.
"Mieux vaut prévenir que guérir", a-t-elle poursuivi. "Une menace mondiale nécessite une réponse mondiale". Ces 80 millions d’euros vont être annoncés lors d’une conférence à Pékin qui s’ouvre mardi et va rassembler des délégations de 90 pays et de 25 organisations internationales, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
"C’est une forme d’autodéfense", a poursuivi le commissaire européen à la Santé Markos Kyprianou. "A moins que nous ne réglions le problème à sa source, nous ne pourrons jamais nous sentir en sécurité au sein de l’Union européenne".
Si la quasi-totalité de ces fonds sera destinée aux programmes de surveillance et de dépistage, M. Kyprianou a plaidé pour un financement accru dans la recherche. "C’est un virus sournois et nous n’en connaissons pas suffisamment sur lui".
Lors d’une conférence sur la maladie à Tokyo, le délégué européen, Patrick Deboyser, a estimé qu’il serait préférable de focaliser les efforts sur la santé animale, plutôt que sur le stockage d’antiviraux pour les humains. "Je n’ai pas dit, et ce n’est pas notre position, que le stockage n’avait aucun sens, mais notre priorité est ailleurs pour le moment". Il a précisé que l’UE souhaitait que ses fonds soient dépensés dans l’amélioration des services vétérinaires.
Source : AP