Alger la Blanche

Sommet mondial contre la grippe aviaire

 
La grippe aviaire provoquée, portée par un virus identifié H5N1, menace de se généraliser sous forme d’épidémie pour devenir un phénomène transfrontalier.
Posté le mercredi 18 janvier 2006.

Tant qu’elle était localisée en Asie, elle n’avait soulevé que de relatives inquiétudes au niveau, plus particulièrement, de sa transmission à l’homme et de sa propagation hors d’Asie par le moyen des importations de volailles. La grippe se trouve aujourd’hui à la frontière géographique de l’Union européenne, c’est-à-dire en Europe même puisqu’elle a été détectée en Turquie.

Notre pays, bien qu’épargné par ce virus, du moins pour le moment, comme le sont encore les pays de l’Union européenne, prend cependant les précautions requises car, bien qu’éloignée de nos frontières géographiques, la Turquie et donc le virus tant redouté se trouvent à nos frontières internationales.

La préoccupation est suffisamment importante pour qu’un sommet mondial soit organisé autour de la nécessité de la conjugaison des efforts de la communauté internationale, d’autant que, d’une part, il y a une effective prise de conscience sur le fait que ce virus peut facilement traverser les frontières et les moyens de son éradication nécessitent une enveloppe financière conséquente et des compétences scientifiques également conséquentes.

L’inquiétude suscitée est aggravée par le triple constat que le virus se transmet de l’animal à l’homme, de l’homme à l’homme et qu’il est mortel puisque des victimes ont déjà été enregistrées, ce qui aurait été une surprise, compte tenu des déclarations que cela avait entraîné.

Ce sommet mondial qui se tient en Chine, pays où étaient relevés des cas de grippe aviaire, se donne l’objectif de susciter un élan de solidarité financière de la part de la communauté internationale pour financer la lutte contre ce qui promettait d’être une épidémie, et de mettre les vaccins à la disposition de tous les pays qui en sont demandeurs.

Cependant, des leçons devront être tirées des expériences précédentes, plus particulièrement de la mobilisation de la communauté internationale contre le sida, à savoir que l’effort doit être soutenu, que les aides soient concentrées sur les pays endémiques tels ceux de l’Afrique et que le coût du traitement ne constitue pas une entrave à l’aide.

Source : Le jeune indépendant


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