Alger la Blanche

Les prix du pétrole repassent 65 dollars

 
Les prix du pétrole évoluaient à leur plus haut niveau depuis plus de trois mois hier, et les inquiétudes au sujet de l’Iran et du Nigeria augurent d’une hausse plus importante encore des cours, dans un contexte de demande vive.
Posté le mercredi 18 janvier 2006.

A New York, le cours du brut pour livraison en février est repassé au-dessus du seuil de 65 dollars qu’il avait brièvement atteint la semaine dernière.

Il a grimpé jusqu’à 65,53 dollars le baril, son niveau le plus élevé en séance depuis le 3 octobre. Il a gagné environ 5 % depuis le début de l’année et se rapproche doucement de son record historique de 70,85 dollars datant d’août 2005.

Quant au pétrole brent de la mer du Nord à Londres, il a atteint 64,28 dollars, hier, sur la nouvelle échéance de mars, son meilleur niveau depuis le 29 septembre. Vers 10h15 GMT, les cours progressaient de 1,46 dollar à 65,38 dollars à New York, et de 95 cents à 64,13 dollars à Londres.

« Les cours sont plus élevés car la reprise du programme d’enrichissement d’uranium en Iran et les problèmes de production au Nigeria continuent d’inquiéter », expliquent les analystes de la maison de courtage Sucden. La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni (UE3) ont demandé lundi à Londres une réunion extraordinaire du conseil des gouverneurs de l’AEIA les 2 et 3 février sur le dossier nucléaire iranien, préalable à une éventuelle saisine du Conseil de sécurité de l’ONU.

Les investisseurs craignent qu’une implication de l’ONU ne conduise à des sanctions économiques contre l’Iran, auxquelles Téhéran pourrait répliquer en interrompant ses exportations de pétrole, un scénario synonyme de flambée des prix avec de nouveaux records historiques, d’après les analystes.

L’Iran exporte environ 2,7 millions de barils par jour de brut, principalement vers l’Asie et l’Europe. « Les prix sont surtout élevés à cause des tensions avec l’Iran et des inquiétudes sur ce qui ressortira de la réunion de l’AEIA », observe Simon Wardell, analyste au centre de recherches Global Insight.

« Est-ce que le Conseil de sécurité de l’ONU sera saisi et est-ce que des sanctions ou un embargo seront décidés ? », s’est-il interrogé. A cela s’ajoutent les problèmes au Nigeria où les violentes attaques contre le groupe pétrolier Shell ont interrompu la production à hauteur de centaines de milliers de barils de pétrole par jour.

« On craint que la sécurité ne se détériore dans ce pays », remarque Simon Wardell. « C’est pourquoi le marché paraît assez désireux de maintenir les prix à des niveaux élevés pour le moment », a-t-il dit. « Si la crise (en Iran) se dissipait, les prix retomberaient, mais cela ne risque pas d’arriver dans un avenir proche », a prévenu cet analyste.

Le Nigeria est le huitième exportateur mondial de brut. Surtout, il exporte du brut léger et peu soufré, une qualité très prisée car plus facile et moins chère à raffiner. Enfin, le rapport mensuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) publié mardi a relancé les inquiétudes sur la vigueur de la demande mondiale, qui fait craindre un manque de production sur le marché.

« Le rapport de l’AIE suggère qu’une demande américaine plus élevée et qu’un rebond de la croissance de la demande chinoise vont gonfler la consommation mondiale en 2005 et accroître la dépendance envers les capacités excédentaires de production de l’OPEP », ont commenté les analystes de Sucden.

L’AIE table sur une croissance de 2,2 % de la demande mondiale en 2006, contre 1,3 % en 2005. Les capacités excédentaires de l’OPEP sont inférieures à 1,5 Mbj, ce qui laisse peu de marge au marché en cas de problème grave dans un pays producteur.

Source : Le jeune indépendant


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