Alger la Blanche

Ousratic cherche solutions

 
Lancée en octobre dernier, l’opération Ousratic, qui consiste à équiper les foyers en micro-ordinateurs de façon à démocratiser l’outil informatique et favoriser ainsi l’émergence d’une société de l’information, peine à réussir son envol.
Posté le vendredi 27 janvier 2006.

“Il existe des lenteurs de la part des banques”, a reconnu M. Ouhadj, conseiller de Haïchour, ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication et président du comité de suivi du projet Ousratic. “Le paragraphe concernant les banques qui figurent dans l’accord-cadre a été rédigé par les banques elles-mêmes”, a précisé le ministre. “L’aspect prudentiel”, dont parle le ministre, a constitué, par la suite, un véritable blocage au démarrage de ce processus.

Haïchour, de son côté, assure que pas moins de 92 000 machines ont été vendues au moment même où des témoignages recueillis de toutes parts dénoncent des entraves considérables. “L’effort fourni par les assembleurs n’est pas suivi par les banques”, a affirmé un des quatre assembleurs partie prenante dans cette opération où le postulant n’a aucun apport personnel à fournir pour acquérir son pack (PC+ADSL). Or, certaines agences exigent des frais de traitement de dossier de l’ordre de 3 500 DA dont le citoyen doit s’acquitter préalablement.

D’autres agences, qui sont dans l’incapacité de fournir les formulaires, se permettent de refuser le dossier sans motif précis au moment où d’autres se contentent de refouler les clients. Sans omettre le fait que certaines agences continuent à appliquer le taux d’intérêt de 9% alors qu’il a été officiellement ramené à 8%. “C’est la première fois que les banques exercent sans filet de protection alors qu’elles travaillent habituellement en adoptant le principe de la garantie et de l’hypothèque”, a expliqué M. Ouhadj rassurant que le département de Haïchour explore les voies à même de lever les barrières et booster l’initiative. “Les banques ne doivent pas demander des frais d’inscription ou de traitement de dossier.

Dans pareils cas, il y a soit erreur de procédure, soit erreur de compréhension des instructions. Mais je réitère de manière solennelle que le citoyen doit seulement déposer le dossier mentionné dans le formulaire de demande de crédit bancaire sans avoir à payer des frais de traitement de dossier, d’ouverture de compte et encore moins de frais devant supporter les risques d’insolvabilité”, a tranché M. Ouhadj. “Les préalables étaient tout simplement des garde-fous devant minimiser les risques, ce qui a ralenti l’engouement des banques”, a noté M. Ouhadj.

Pour sa part, le ministre a indiqué qu’une rencontre de l’ABEF a inclus les assurances et débattu d’un nouveau mode de couverture du risque qui pourrait aller jusqu’à 50%, et ce, en attendant la tenue du conseil interministériel qui sera consacré à l’opération Ousratic. Un conseil à l’issue duquel il ne faudrait pas s’attendre à une participation financière directe de la part de l’État. “Pour garantir la pérennité de l’opération, il faut laisser aux parties concernées, le soin de continuer à alimenter le projet”, a assuré M. Ouhadj expliquant que d’autres projets auxquels l’État a aidé financièrement, par le passé, ont vite fait de s’écrouler dès que les pouvoirs publics ont cessé de les alimenter.

“Nous avons espoir que l’État prenne en compte, et ce dans un avenir proche, une diminution significative des taxes. Idem pour les taux d’intérêt qui pourraient être revus à la baisse”. “Les progrès technologiques, l’arrivée de nouvelles parties prenantes et, avec les efforts des uns et des autres, les prix pourraient baisser de manière significative”, a annoncé M. Ouhadj, allusion faite sans nul doute à l’intérêt manifesté par l’américain Novell qui propose le logiciel à un prix quasi symbolique ce qui se traduira positivement sur le prix de la machine (moins chère de 20 à 30%).

“Nous avons beaucoup de capacité algérienne dans le domaine, ce qui n’exclut pas les autres pour peu que l’assemblage se fasse en Algérie ce qui permettra la création d’emploi”, a souligné M. Ouhadj qui défend ainsi la meilleure manière d’assurer un service après-vente performant en plus d’une valeur ajoutée au développement des nouvelles technologies dans le pays et, bien entendu, de nos connaissances dans le domaine.

Source : Liberté


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